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Le produit global de Mercator Océan évolue
A compter du 23 Avril 2013, le catalogue de produits de Mercator Océan évolue. Le produit phare est dorénavant le nouveau produit océan global au 1/12°.
Le modèle global de Mercator Océan au 1/12° propose de nouvelles performances: on constate que les données du modèles pour :
- La concentration de la glace de mer en Arctique et Antarctique…
- Les courants océaniques dans la bande tropicale …
- La température de surface…
- La température et la salinité sur toute la colonne d’eau…
…sont plus proches des observations qu’auparavant.
Retrouvez les démonstrations des principales améliorations du modèle global dans les fiches suivantes (cliquez pour agrandir) :
| Concentration de glace en Arctique | Concentration de glace en Antarctique | Courants océaniques | SST | Profils T et S |
|---|---|---|---|---|
Un nouveau profiler "Deep Arvor"
Le nouveau profiler "Deep Arvor" est capable de plonger à 3500m pour observer les océans. C'est 1500m de plus que son prédécesseur.
A cette profondeur, le profiler va être soumis à une pression de plus de 360 bars (360kg au cm2). Il s'agit donc d'un véritable prouesse technologique.
Les données qui seront récupérées par ces nouveaux profiler seront sûrement intéressantes pour Mercator Océan : tout nos modèle (ou presque) assimilent de la données insitu, donc provenant d'instrument de mesure en mer, afin de mieux coller à la réalité. "Actuellement, la quantite d'observations de l'ocean profond ne nous permet de correctement contraindre les proprietes (T,S) des masses d'eau et les courants de nos modèles, nous explique Elisabeth Rémy, Océanographe à Mercator Océan. Une personne au sein de Mercator Océan va être prochainement chargée d'étudier l'assimilation des données issues de cette nouvelle génération de profiler et d'étudier l'impact sur nos modèles."
Deep Arvor a été mis au point par l'Ifremer dans le cadre du projet Equipex NAOS (Novel Argo observing system) qui définit l'avenir du programme Argo. Fort de ses 3000 flotteurs dispersés sur tout les océans et mers du monde, Argo est le premier réseau mondial d’observation in situ des océans en temps réel (brochure ARGO)
Lire l'actualité sur le site de l'Ifremer : Programme Argo : le profileur « Deep Arvor » repousse les limites de l’observation des océans
HyMeX
HyMeX est un grand programme d'observation du cycle de l'eau dans le bassin Méditerranéen. Pour en savoir plus, nous avons interviewé Jonathan Beuvier, ingénieur Météo-France, travaillant à Mercator Océan et intervenant en tant qu'expert sur le projet HyMeX.
Webmaster : Qu’est-ce qu’HyMeX et quels sont ses objectifs ?
Jonathan : HyMeX, pour Hydrological cycle in the Mediterranean eXperiment, est un projet sur l’étude du cycle de l’eau en Méditerranée. Cinq domaines sont étudiés à différentes échelles temporelles : les domaines des sciences de l'atmosphère, de l'océanographie, de l'hydrologie continentale, des évènements météorologiques extrêmes (crues éclairs, sécheresse…) et des sciences humaines et sociales.
L’idée du projet c’est de collecter un grand nombre d’observations afin de modéliser au mieux le cycle de l’eau afin de mieux comprendre et prévoir les évènements extrêmes qui touchent régulièrement les régions du pourtour méditerranéen.
Webmaster : Quelles sont ces différentes échelles temporelles ?
Jonathan : Il y a 3 échelles de temps pour 3 types de campagne. La LOP, pour Long Observation Period (2010 à 2020), rassemblera des observations afin de mieux comprendre la variabilité interannuelle des phénomènes sur l’ensemble du bassin méditerranéen. L’EOP, pour Enhanced Observation Period, qui a débuté à l’automne 2011 et qui se terminera en automne 2013, est destinée à l'étude des variabilités, saisonnière et annuelle, des événements. Enfin, les SOP, pour Special Observation Period, sont des périodes d’observation intensives des phénomènes. Par exemple, la campagne SOP1 qui va débuter le 5 septembre prochain et se terminera le 6 novembre, aura lieu en Méditerranée nord-occidentale et sera consacrée à l’observation et à la modélisation des phénomènes de précipitations intenses et crues éclairs qui affectent cette région à l’automne.
Webmaster : Qui travaille sur HyMeX et que fait Mercator Océan ?
Jonathan : HyMeX est un projet européen avec principalement des partenaires du pourtour méditerranéen, des laboratoires, des instituts de recherche, des centres de météorologie… Le projet est piloté par le CNRS et Météo-France.
Durant toutes les campagnes, nous allons fournir des prévisions sur les zones sous forme de cartes ou de fichiers NetCDF. Dans le cas des SOP, les experts océano s’appuieront sur nos prévisions pour choisir la zone d’observation la plus favorable.
De plus, des données Mercator Océan sont utilisées pour forcer un modèle régional au 1/111° de la Méditerranée nord-occidentale. C’est Claude Estournel du Laboratoire d’Aérologie qui fait tourner ce modèle appelé Symphonie.
Webmaster : Et toi, quel est ton travail sur HyMeX ?
Jonathan : J’interviens comme expert scientifique et technique. Je vais passer 8j en septembre au centre des opérations HyMeX en tant qu’expert Flux Air/Mer. Et je suis d’astreinte quelques jours début octobre pour embarquer sur le navire Le Provence (INSU) en cas d’IOP (Intensive Observation Period).
J’ai également participé à la conception des cartes que nous fournissons avec mes collègues Corinne Derval, Jean-Michel Lellouche et Matthieu Clavier.
Une autre partie de mon travail, en parallèle des campagnes d’observations, s’inscrit dans le volet « modélisation océanique » d’HyMeX, principalement avec le modèle de la Méditerranée NEMOMED12 au 1/12°.
Merci à Jonathan pour ses réponses précises à nos questions.
Plus d'infos sur le site d'HyMeX.
| Jonathan Beuvier, ingénieur Météo-France, travaillant à Mercator Océan et intervenant en tant qu'expert sur le projet HyMeX. |
Présentations des nouvelles simulations pour le prochain rapport du GIEC
Le 9 février dernier, la communauté climatique française réunissant principalement le CNRS, le CEA, Météo-France, l’UPMC et l’UVSQ (notamment à travers l’IPSL, le CNRM et le CERFACS) vient de terminer un important exercice de simulations du climat, passé et futur à l'échelle globale.
Ces nouvelles données confirment les conclusions du dernier rapport du GIEC (2007) sur les changements de températures et de précipitations à venir. En particulier, elles annoncent à l’horizon 2100, pour le scénario le plus sévère, une hausse de 3,5 à 5°C des températures, et pour le plus optimiste, une augmentation de 2°C. Mis à la disposition de la communauté internationale, ce travail sera utilisé par le GIEC pour établir son prochain rapport, à paraître en 2013. Il donne des indications et des tendances sur le climat futur à l’horizon 2100 mais également, fait nouveau, sur les trente prochaines années. (sources : CNRS)
Retrouvez le dossier de presse sur le site du CNRS : ici
Retrouvez les explications sur l'utilité et les premiers résultats de ces simulation : ici
Bilan scientifique de Tara Oceans : Année 2, le plein de trésors scientifiques
Depuis son départ de Lorient le 5 septembre 2009, la goélette Tara a réalisé 133 stations scientifiques pour récolter des échantillons destinés à être analysés en laboratoire. Au cours de cette seconde année de périple, depuis Le Cap (Afrique du Sud) jusqu’à San Diego (Etats-Unis), les scientifiques se sont intéressés à des régions particulières, certaines pauvres en oxygène ou en vie planctonique, d’autres caractérisées par une eau acide ou des courants circulaires.
Retrouvez sur le site de Tara Océans, le bilan de la deuxième année de périple.
"Le climat à découvert ", Outils et méthodes en recherche climatique
Au printemps 2010, Alain Fuchs, président du CNRS, a sollicité des experts du CNRS pour travailler avec la communauté des chercheurs à l’élaboration d’un livre, largement accessible, présentant les méthodologies mises en œuvre dans les recherches sur le climat.
Qu’est ce que l’effet de serre ? Le rôle de l’homme sur le climat est-il détectable et comment ? Comment mesure-t-on la fonte de la banquise, le recul des glaciers de montagne ou bien encore l’élévation du niveau de la mer ? Comment les chercheurs font-ils pour modéliser un système aussi complexe que la planète terre ? Quelles données permettent de décrire et modéliser les climats passés ? Comment s’y prend-on pour prévoir l’évolution à venir du climat ?
Catherine Jeandel, océanographe géochimiste et Rémy Mosseri, physicien ont mobilisé plus d’une centaine de contributeurs qui livrent dans cet ouvrage un large panorama des méthodes et outils mis en œuvre pour étudier notre climat et son avenir. Ils montrent que, pour résoudre cette question extraordinairement complexe, une approche pluridisciplinaire est plus que jamais nécessaire, à la croisée de l’expérimentation, de l’observation, de la simulation et de la théorie.
Ouvrage collectif sous la direction de Catherine Jeandel et Rémy Mosseri
Paru le 26 mai 2011 chez CNRS Editions
ISBN : 978-2-271-07198-9
Format : 19 x 26 cm
288 pages
Pour en savoir plus, lire l'article sur le site du CNRS.
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